Un Peu d’Histoire

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  • Naissance des Indiennes Provençales à Marseille: C'est sur le port de Marseille que débarquent des tissus en coton de provenance indienne aux coloris très vifs.

  • Ces tissus rencontrent un intérêt croissant, notamment avec la création de la Compagnie des Indes Orientales par Colbert. La haute bourgeoisie s'arrache ces étoffes et Madame de Sévigné en lance la mode à la cour de Louis XIV.

  • Avec l'affranchissement du Port de Marseille par Colbert, favorisant les importations; les indienneurs, appuyés des négociants et techniciens arméniens à l'expertise éprouvée, ouvrent alors des ateliers d'indiennages à Arles, Avignon et Nîmes. Ces ateliers au savoir-faire pointu et reconnu, exportent en Italie et en Espagne et leur production se diffuse rapidement dans toute la France par la foire de Beaucaire.

  • Ces tissus créent l'effervescence auprès de la noblesse, enthousiaste et séduite par les coloris, très vifs. Cependant, la mort de Colbert en 1683, et la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, vont mettre à mal la prospérité de ce marché. En 1686, Louvois interdira cette industrie naissante en pensant préserver les grandes industries textiles françaises que sont le lin, la soie et la laine. Il interdira non seulement la fabrication et la commercialisation, mais aussi le port des indiennes dans l'ensemble du royaume de France.

  • Marseille résiste, elle est rappelée à l'ordre, les moules d'impression sont brisés sur la place publique. Quelques indienneurs marseillais partent s'installer en Avignon, possession papale non concernée par l'édit royal, d'autres fuient vers la Suisse et l'Allemagne.

  • Conscient des dégâts économiques engendrés, le roi redonne à la ville de Marseille le droit d’usage, de fabrication, et de commercialisation des Indiennes à destination de Marseille, des colonies et de l’étranger. Les indiennes restent interdites dans le royaume et la répression se renforce.

  • En 1726, un édit condamne à 3 ans de galères les contrebandiers d’indiennes, et à la peine de mort ceux agissant en bandes organisées et armées. Le bandit valentinois Mandrin fut un grand contrebandier d’indiennes.

  • Devenus interdits, ces tissus n'en sont que plus désirés. Une forte contrebande voit ainsi le jour. L’indiennage marseillais atteint son apogée en 1754, la ville compte alors une quinzaine d’entreprises. Mais la guerre de 7 ans provoque une crise économique sévère, et il devient nécessaire d’ouvrir le marché national. C’est chose faite sous l’impulsion de Trudaine, la prohibition prend fin en 1759.

  • Une fiscalité défavorable et des salaires plus élevés, provoquent alors une délocalisation des entreprises marseillaises vers la Provence, et de là , le développement d’une véritable industrie des toiles peintes dans toute la France.

  • Les importations des Indes lourdement taxées sont alors progressivement remplacées par la production nationale. Ces cotonnades imprimées légères, d’un prix modique, faciles d’entretien, aux motifs floraux et aux couleurs chatoyantes envahissent la France, mais c’est le marché provençal qui restera toujours le plus important, les provençaux en faisant grand usage. La création de nouveaux motifs continue. et va alors devenir la clé du succès des manufactures les plus renommées. C’est une véritable mode qui déferle alors et qui connaît son apogée dans les années 1790.

  • Au centre de Tarascon, dans le couvent des Capucins, Jean Jourdan crée une manufacture d'indiennes, la Manufacture Jourdan. C'est la Naissance de Souleiado à Tarascon.

  • En 1821, faisant face à des difficultés financières, Jean Jourdan vend le couvent à la ville qui va y édifier un théâtre encore en usage aujourd’hui, et déménage son activité dans l’hôtel d’Aimini, créant dans le même temps une fabrique de mouchoirs imprimés à St Etienne du Grès.

  • Mathieu Jourdan succède à son père en 1840, il va diriger la manufacture jusqu’à sa mort en 1882.

  • En 1882, la manufacture est reprise par un des derniers négociant d’indiennes, Paul Véran, soucieux de s’assurer un outil de production à une époque où les fabriques ferment les unes après les autres, à une époque où les provençaux s’éloignent de leurs costumes traditionnels.

  • La manufacture Véran va année après année enrichir son fonds de dessins et de planches d’impression en reprenant les archives des maisons qui disparaissent, et notamment celles de Foulc, grand indienneur en Avignon. A sa mort en 1916, la manufacture Véran est le dernier indienneur de Provence. Paul laisse ses 5 ouvriers orphelins. C’est un pharmacien, Charles Henri Deméry, tombé littéralement amoureux de cette manufacture, qui décide de la sauver. Elle va grâce à lui survivre et prospérer.

  • Lorsqu’en 1937, il cède la manufacture Véran devenue manufacture Deméry à son neveu Charles Deméry, elle compte 10 indienneurs. Charles, jeune ingénieur en génie civil venu de Paris se reposer chez son oncle suite à une maladie, a lui aussi un véritable coup de foudre. Il se lance dans l’aventure, avec force et énergie, et créé en 1939 la marque SOULEIADO, l’ensoleillade en provençal, ce moment où le soleil perce les nuages après la pluie.

  • Hélène, la femme de Charles, bonne couturière, se lance dans la création de vêtements. Elle disparaitra tragiquement dans un accident de voiture en 1950.

  • En 1947, une bonne cliente, Mme Vachon, implante les premiers produits Souleiado. La boutique de Saint-Tropez sera la première d'une longue série. Suivront ensuite Nice et les Baux de Provence. Souleiado va rayonner en France comme à l'international.

  • Dès 1952, l’entreprise compte plus de 300 salariés répartis sur 4 sites : l’impression manuelle à l’hôtel d’Aiminy, l’impression mécanique à Saint-Etienne du Grès les ateliers de couture à Avignon rue Thiers, et le siège social à l’hôtel de Provence de Tarascon. 80% des ventes sont réalisées à l’étranger. SOULEIADO est chez BLOOMINGDALE et chez MACYS à New York, Zurich est le plus grand point de vente. Les boutiques éclosent les unes après les autres !

  • Charles Deméry épouse Nicole Barra, mannequin et jeune styliste à Souleiado. Elle dirigera le bureau de style de 1952 à 1962 et sera à l'origine de grandes collections de prêt-à-porter Souleiado.

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  • En progression constante depuis les années 60, SOULEIADO défend l'identité provençale tout en maintenant une image moderne et ancrée dans son temps. Les années 70 verront l’arrivée de Chantal THOMASS au bureau de style. Elle va incarner le style SOULEIADO durant une quinzaine d'années. Le succès est au rendez-vous, SOULEIADO étoffe sa création, et rejoint le club fermé des marques de luxe.

  • L'atelier d'impression manuelle doit malheureusement fermer en 1977, sous la pression économique déclenchée par les progrès de l'impression mécanique.

  • A la mort de Charles Deméry en 1986, la marque compte plus de 2000 points de vente dans le monde. Elle fait partie du comité Colbert et porte haut les couleurs de la Provence. Malheureusement, les successeurs de Charles ne réussiront pas à conserver son héritage, et petit à petit SOULEIADO va s’endormir en son hôtel d’Aiminy autour d’un très beau musée devenu le témoin d’un riche passé.

  • Inauguration du musée Charles Deméry. Mise en avant de la culture provençale, grandes collections de textiles anciens, d'objets religieux, de tableaux de Léo Lelée.

  • En avril 2009, SOULEIADO est reprise par Daniel et Stéphane RICHARD, provençaux d’origine, qui décident de lui redonner vie. Dans cet hôtel très particulier au centre de Tarascon, une nouvelle équipe se plonge alors dans ce patrimoine incroyable, des archives de tissus, des dessins par centaines, une vraie chasse au trésor, le trésor des Indienneurs provençaux, un héritage vieux de 360 années. Le soleil perce alors de nouveau les nuages. La SOULEIADO est de retour !

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  • La renaissance de Souleiado se précise. De nouvelles boutiques ouvrent (Aix, Avignon, Cassis, Arles). Une nouvelle collection célèbre l'amour de l'été, avec des modèles tendance ou vintage.

  • Souleiado compte dorénavant 14 magasins et poursuit son retour avec un été festival d'imprimés fleuris et graphiques. C'est aussi la naissance de la première boutique en ligne de la marque.

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  • Avec 20 boutiques - 18 dans le Sud, une à Paris et une à Saint-Germain-en-Laye, 23 points de vente au Japon dont une boutique en propre à Tokyo- et des projets sur les Etats-Unis, l’Italie et la Suisse dont Zurich qui fut une des plus belles boutiques de la marque dans les années 1950, SOULEIADO est de retour !

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  • Exposition 40 années de collections Souleiado. Cette exposition est un hommage à la créatrice Nicole Barra, mythique du Souleiado des années 50/60. Ses créations solaires ont été portées par les plus grandes stars de l’époque... Juliette Gréco, Brigitte Bardot, Suzanne Flon, Marie Laforêt…

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  • Exposition : 50 ans de Férias. Souleiado rime avec soleil, couleur, chaleur, fêtes … et FÉRIA ! « 50 ans de FÉRIA » vous invite à plonger dans une ambiance insolente, élégante, où les jupons dansent, les couleurs éclatent et réveillent nos traditionnels imprimés. La Maison rend hommage aux inconditionnels de la marque mais aussi aux éternels passionnés tel qu’Henry-Jean Servat.

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